On entendait passer le train. Les premiers temps ça nous gênait et la nuit on n’en dormait pas. Puis on s’est habitué et on ne l’entendait plus.
Jeune-fille, j’étais « Cheftaine de Louveteaux » chez les Scouts. On avait un aumônier formidable, l’abbé Francia. On faisait de grandes marches dans les chemins de la Californie.
Ensuite je me suis mariée en 1942 et j’ai eu mes deux filles. Mon mari était professeur de mathématique et de dessin industriel au Lycée Jules Ferry.
En 1949, on est venu habiter chemin Saint-Nicolas. On avait trouvé une maison qui nous convenait mieux. La maison s’appelait « Villa Yvonne » mais on a changé le nom pour l’appeler « Villa Jodamo » - [Josette, Danièle, Monique].
Quand nous sommes arrivés, la villa voisine « Les Ardissons » existait déjà. Il y avait un grand terrain vague en face jusqu’à l’hôtel Alsace Lorraine.
C’était un quartier bien considéré. On avait les religieuses d’un côté, deux églises, de beaux hôtels, des parcs…
J’allais à l’Orphelinat du Sacré Coeur chez les Mères auxiliatrices. Ensuite j’ai fait partie du Conseil d’administration du Logis des Jeunes de Provence avec quelques Dames de bonne compagnie.
Je me suis occupée de beaucoup d’oeuvres caritatives dans le quartier. Je me sentais utile pour quelque chose. J’ai été heureuse dans ce quartier ».